Prenant la forme d’une entrevue fictive, je résume les questions qui m’ont été le plus souvent posées.

Q : Quel est votre parcours ?

Après avoir réussi mes études médicales à Nantes dont je suis natif, j’ai exercé 10 années au CHU d’Angers aux postes prestigieux de Lauréat de la Médaille d’Or de Chirurgie ou Chef de Clinique des Universités en charge de cours à la Faculté. J’ai également été Assistant des Hôpitaux Publics où j’ai pratiqué exclusivement la chirurgie Plastique, Réparatrice et Esthétique. Mes maîtres ont été les Prs. PANNIER qui m’a fait découvrir la spécialité et DARSONVAL qui me l’a enseignée.

Je tiens particulièrement à remercier ce dernier dont la réputation dépasse largement les limites de notre région et qui est unanimement reconnu pour ses qualités humaines et de gentillesse, en plus d’être un excellent opérateur. A ses côtés pendant plus de 6 années, j’ai chaque jour constaté que l’art d’être un bon médecin devait allier le savoir, le savoir faire et surtout le savoir être.

ESPACE

Q : Pourquoi vous être installé à Cholet ?

D’abord, je vous répondrai “pourquoi pas !”

Plus concrètement, étant ligérien d’origine mais issu d’une ancienne famille vendéenne, Cholet constitue un trait d’union entre mes racines et mes études. Mon Grand-Père a été pendant toute sa vie imprimeur et rédacteur du journal local de la Roche/Yon : le Nouveau Messager. J’ai toujours été proche des valeurs de la Vendée : travail, simplicité et se relever, toujours.

Et puis, c’est aussi affaire de circonstance. 13 confrères sont installés à Nantes, 6 à Angers alors qu’il n’y avait personne à Cholet pour un bassin de population bien supérieur à ce que peuvent espérer mes confrères. Économiquement, la région de Cholet est très dynamique avec un taux de chômage inférieur à la moyenne nationale. Nous comptons de très grands groupes industriel tels que Catimini, Bébé Confort, Bénéteau, L’abeille, Nadia, Michelin, Thalès, etc.

Finalement, la structure juridique de la Polyclinique du Parc est aussi un sérieux atout en ces temps de restructuration médicale. En effet, la Polyclinique est gérée et détenue par les médecins qui y exercent. Ainsi, les éventuels bénéfices y son ré injectés dans le but de toujours développer notre établissement. A aucun moment nous n’enrichissons ni un groupe financier  ni un fond d’investissement. En 2008, la Nouvelle Chauvelière voit le jour et en 2016, nous créons à nouveau plus de 1000m² de locaux de consultations. Le nombre de praticiens augmentent chaque année.

ESPACE

Q : Comment définissez-vous votre exercice médical ?

C’est avant tout un exercice libéral. Je découvre le métier de chef d’entreprise pour lequel je n’ai jamais été formé alors que mes études ont duré quinze années. En plus d’être un bon praticien, il faut également être un excellent gestionnaire. Contrairement au service public, je ne peux être en déficit.

Ensuite, une hiérarchie réduite et des liens directs augmentent sérieusement l’efficience de ma prise en charge. D’ailleurs, toutes les études sur le sujet vont dans le même sens ; à pathologie équivalente, le coût pour la Sécurité Sociale donc pour la Société est 50% inférieur en clinique qu’à l’Hopital Public. Certes, certaines maladies très spécifiques ne peuvent être traitées en libéral car nécessitent un plateau technique lourd ou une équipe de garde permanente. Par exemple, la chirurgie des traumatisés médulaires ou des grands brûlés.

Finalement, l’exercice libéral au sein de la Polyclinique du Parc est très intéressante. Le fonctionnement en institution n’isole pas le praticien, au contraire. Nous pouvons intervenir à plusieurs praticiens de spécialités différentes pour un même patiente. Nos exercices sont complémentaires et l’unité de lieu permet des gains de temps extraordinaires.

ESPACE

Q : Quelles sont vos particularités professionnelles ?

D’abord, je suis chirurgien ET médecin esthétique. C’est à dire que j’ai l’expertise dans les 2 domaines et sais quand il faut passer de l’un à l’autre. Ainsi, le patient est assuré que je ne pousserai jamais une indication au delà de ce qu’elle peut traiter, contrairement aux praticiens exclusifs dans l’un ou l’autre versant de l’esthétique.

Ensuite, je suis diplômé du DESC de Chirurgie Plastique, Réparatrice et Esthétique. Ce diplôme est reconnu nationalement et c’est le seul DESC qui enseigne l’Esthétique. Mon exercice est exclusif dans cette spécialité. Ainsi, le patient est assuré de s’adresser à un praticien formé, compétent, reconnu et à jour des dernières évolutions techniques ou réglementaires.

Finalement, ma première préoccupation est la satisfaction du patient lorsque cela est techniquement possible. Fréquemment, je n’hésite pas à récuser les mauvaises indications ou les demandes inaccessibles. Ma position est celle du conseil bienveillant.

ESPACE

Q : Comment se déroule la consultation ?

D’abord, il faut poser le bon diagnostic. Le déroulement est identique pour les interventions remboursables que pour celles qui ne le sont pas. Trop souvent, les patients viennent avec leurs idées toutes faites, ont beaucoup lu sur  les forum ou ont parfois pris plusieurs avis. Déconstruire les croyances erronées est un long processus psychologique ; une consultation de chirurgie esthétique dure facilement 30 minutes.

Ensuite, lorsque le diagnostic correct a été posé, c’est à dire lorsque on a pu mettre des mots sur les maux et que les constatations objectives trouvent écho aux doléances du patient, j’explique le principe du traitement et l’indication opératoire correspondante lorsque celle-ci existe. Parfois, lorsque la demande est irréaliste ou le traitement inexistant, il est nécessaire de savoir dire “non”.

Finalement, j’explique les bénéfices escomptés et les risques pris. Comme pour toute chirurgie fonctionnelle, la prise de décision reste souvent du ressort du patient. Si les risques pris sont inférieurs aux bénéfices attendus, l’intervention est licite ; le cas contraire, il faut surseoir. Ma position est toujours celle du conseil bienveillant, d’abord ne pas nuire.